Le plan égalité, présentation du plan d’actions et réponses aux interrogations

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Suite à l’intervention de l’ensemble des Présidents de groupe les rapporteurs peuvent répondre aux interrogations et aux questions soulevées.

L’un des moments les plus difficiles, il a fallu répondre de la manière la plus adaptée à l’intervention du FN, qui indiquait que la 1ère des violences faites aux femmes est l’islamisation.

Je me permets de répondre sur la laïcité. J’ai entendu que ce n’était pas dans le rapport. La laïcité est citée à plusieurs reprises en introduction et dans deux fiches actions. La laïcité est intégrée dans la semaine pour l’égalité, où une journée est censée être dédiée à la laïcité, et la laïcité est également intégrée sur la question de la formation, où nous souhaitons dans les appels à projets qu’un module égalité/citoyenneté/laïcité soit proposé par les organismes de formation.

Quand on parle d’écriture inclusive et réduire ce rapport à l’écriture inclusive et à un éventuel chantage entre partenaires politiques, je me dis que l’on perd tout sens des enjeux. L’écriture inclusive, j’ai entendu que c’était un frein à la culture. C’est dommage, parce que jusqu’au XVIIIsiècle – la pédagogie est l’art de la répétition, je vous l’avais déjà indiqué –, l’écriture inclusive était la manière utilisée pour écrire et c’est bien l’Académie française qui a renoncé à cette écriture inclusive, parce qu’un genre est supérieur à l’autre. Vous avez cité l’Académie française, qui a dit qu’il ne fallait pas faire d’écriture inclusive au mois de décembre, mais, récemment, l’Académie française a pris acte que l’on pouvait faire évoluer les choses parce que la langue française est une langue vivante. Justement, il y a un groupe de travail désormais qui travaille sur cette question à l’Académie française, et ils ont évité de balayer et de ridiculiser ce débat.

Maintenant, il y a une chose qui m’a profondément heurtée dans le débat. Quand j’entends que la première des violences faites aux femmes est l’islamisation, je me suis dit « ce n’est pas possible ». Il y a 130 femmes qui décèdent sous les coups de leur conjoint en France tous les ans. Il y a 1 femme sur 7, je vous l’ai dit, qui est victime de viol, 1 sur 3 d’agressions sexuelles et j’entends que la première des violences faite aux femmes est l’islamisation. Non, la première des violences, c’est la violence physique qu’elles ressentent au plus profond d’elles-mêmes. Ce n’est pas l’islamisation et ce n’est pas une question de religion. Il n’y a pas de différences religieuses sur qui tape ou qui viole sa femme. On ne peut pas réduire la violence faite aux femmes à l’islamisation. C’est un sujet bien trop important et bien trop présent dans notre société pour le résumer à cela.

Les violences faites aux femmes, vraiment, c’est ce qu’elles ressentent au plus profond d’elles-mêmes et c’est accentué par le fait qu’elles ont un accès aux droits et à la santé plus que limité, on en a parlé, quand on leur refuse le droit à l’avortement parce qu’il n’y a pas assez de places, parce que les délais sont trop courts, parce que les maternités ferment, parce que les gynécologues refusent d’appliquer ce droit. C’est cela, les violences que les femmes subissent, c’est une rémunération moindre, c’est une discrimination dans leurs droits, dans leur santé et c’est, en plus, une menace à leur intégrité physique, et il n’y a pas de religion là-dedans.

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