Mon Premier rapport !

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J’ai eu la chance grâce à la responsabilité que le Président de région m’a donné de présenter aux côtés de Charles Fournier, un rapport sur la thématique de l’égalité.

C’est un travail issu de la co-construction avec les acteurs et les actrices du territoires.

Présentation en Session :

Monsieur le Président, mes chers collègues, je ne vais pas vous présenter ces 34 fiches actions. Il faut savoir que ces fiches ont été nourries d’un travail de consultation. Il y a eu une manifestation dans notre hémicycle le 7 décembre, qui a réuni plus d’une centaine d’acteurs du milieu associatif, des citoyens, qui ont fait des propositions et c’est de ces propositions que l’on s’est inspiré pour faire les fiches actions, ainsi que du travail de nos vice-présidents, car chaque Vice-président est concerné par les fiches actions.

Effectivement, je vais parler des axes.

  • Le premier axe, c’est l’automatisme. On a été plusieurs à prendre la parole des femmes, dans la presse notamment, pour dénoncer les violences qui étaient faites aux femmes actuellement dans le mouvement « MeToo » ou « BalanceTonPorc ». Peu importe de quel côté du banc de l’hémicycle on se situait. Quand on a fait ces prises de parole, ce n’était pas pour attirer la lumière à nous, car il y a quelque chose d’intime qui nous relie à notre histoire personnelle, mais il y avait la volonté de s’exprimer sur quelque chose qui touche tout le monde. Peu importe la classe sociale dans laquelle on se retrouve. Finalement, personne n’échappe à cette triste règle que 1 femme sur 7 est victime de viols, qu’1 femme sur 3 peut être sujette à une agression sexuelle et que 9 femmes sur 10 subissent des violences dans les transports en commun, par exemple.

 

  • Je voulais également vous dire ceci. Par exemple, prenons cet hémicycle. On est 77 et dites-vous qu’il y a sans doute au moins cinq femmes dans cet hémicycle qui sont susceptibles d’avoir été victimes de viol. Ce n’est donc pas un sujet à prendre à la légère et cela nécessite chez nous une réelle prise en compte. La prise en compte que l’on a choisi d’avoir, c’est une approche assez globale, en se disant que cela arrive en interne. Ce sont des choses qu’il faut régler, la question du harcèlement doit être traitée en interne de la Région. On ne nie pas le fait que c’est un phénomène de société. Ensuite, c’est quelque chose qui arrive également dans les lycées. Du coup, on a décidé de mener des actions à destination des jeunes, des actions à destination des personnes qui accompagnent ces jeunes et des actions à destination des agents et des agentes de la Région. Voilà donc une mesure phare et emblématique de ce plan.

 

  • Autre mesure pour accompagner et faire en sorte que la place des femmes soit à l’équilibre dans notre société, on a décidé de montrer l’exemple quant au congé de deuxième parent. Le deuxième parent doit pouvoir être plus impliqué au moment de l’accueil d’un enfant et c’est la mesure qui a été mise en place, qui va vous être proposée et le doublement du congé pour le deuxième parent.

 

  • On souhaitait également mettre en valeur quelque chose qui a été l’un des premiers points soulignés par les personnes que l’on a consultées : la vraie question, le vrai enjeu, c’est l’emploi. Ils nous disent tous « voilà ce qui nous touche le plus » et c’est pourquoi l’emploi et la formation prennent une part importante. Ainsi, vous avez la question et, intrinsèquement, c’est la discrimination face à l’emploi. Quand vous êtes un jeune avec un nom à consonance maghrébine ou africaine, dans une pile de CV, vous avez 20 % de chance que l’on vous prenne votre CV à compétence égale.

 

La question est : comment fait-on pour orienter, pour accompagner ces jeunes ? On éduque les jeunes mais il faut aussi éduquer les entreprises à cette question de la discrimination. Pour cela, nous avons souhaité, dans les organismes de formation, aller plus loin sur la prise en compte de la question de la discrimination, notamment au moment de la rédaction des appels à projets. Ensuite, maintenant que l’on a la compétence économique et que dans le Schéma régional pour l’économie nous avons renvoyé à ce plan, la question de la prise en compte individuelle des parcours nous a semblé essentielle, et c’est pour cela que l’on a prévu un plan de formation pour les agents et les agentes de Dev’up.

 

Je voudrais vous parler d’accessibilité. Le terme « accessibilité », on l’a volontairement pris pour la question du handicap, de la discrimination et de l’égalité femmes/hommes, en disant que l’accessibilité est bien une question d’accessibilité universelle et qu’elle ne touche pas forcément l’accessibilité des bâtiments. Quand on parle d’accessibilité, on ne parle pas que des bâtiments et on voudrait parler de l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap et leur dire que, oui, on veut une société plus inclusive où ils peuvent faire du sport, où la culture est accessible et où le tourisme est labellisé pour les accueillir.

 

On a également décidé, dans ce plan, de regarder les enjeux sociétaux actuels, vous l’aurez vu, avec la question de l’égalité femmes/hommes et la prise en compte de la discrimination dans l’emploi.

 

Un autre enjeu auquel on doit faire face, c’est la situation de la crise migratoire. Nous sommes en responsabilité sur la question de la jeunesse et il nous paraissait essentiel, dans un pays comme le nôtre où l’humanisme est une des valeurs fondamentales de notre construction, de prendre une mesure en faveur des jeunes mineurs isolés et, ainsi, de leur ouvrir les droits de notre jeunesse pour que, eux aussi, puissent sentir, à un moment donné, qu’ils sont bien accueillis dans un pays. Nous souhaitons les accueillir dans les meilleures conditions. Ils ont sans doute suffisamment vécu d’épreuves difficiles pour que nous ne leur ouvrions pas les bras.

 

Je voulais conclure à titre tout à fait personnel. Je voudrais remercier le Président de Région, car je n’ai jamais eu aucun mandat et quand je lui ai exprimé mon souhait d’avoir une délégation sur cette question, il m’a répondu favorablement et immédiatement il m’a associée à Charles FOURNIER. Pour moi, c’est une véritable chance que d’avoir pu travailler de concert avec Charles et d’avoir reçu la confiance de mon Président.

 

Quand le fondement de votre engagement politique, c’est se battre pour les questions de discrimination et d’égalité, quand la première mesure que vous portez en tant qu’élue politique, c’est dans ce sens-là que vous le faites, c’est un grand moment d’émotion et, en tout cas, cela répond à beaucoup de questions qui expriment des doutes sur notre engagement politique. Ainsi, vraiment, merci à vous de m’avoir permis de me battre pour mon combat qu’est la justice sociale.

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