La maison des élu-es

Vous  trouverez ci dessous une présentation faite par la maison des élu-es dans la rubrique l’élue de la semaine :

à retrouver ici ou là :

« Les valeurs de gauche en référence

Fanny Pidoux est conseillère régionale du Centre-Val de Loire, déléguée pour l’égalité femme homme, la lutte contre les discriminations et le handicap

Enfant, Fanny Pidoux se rêvait Président de la République (j’avais rajouté je n’en ai ni la prétention ni les compétences ni l’envie) . Aujourd’hui, c’est tout naturellement qu’elle reprend volontiers la formule de l’ancien Président de la République : « Je n’ai pas reçu la gauche en héritage ». En effet, Fanny Pidoux est issue d’une famille de militaire, qui se place plutôt dans le courant de la droite républicaine. « La politique a toujours eu une place importante dans les discussions de famille. Mon premier souvenir remonte à la victoire de Jacques Chirac en 1995. J’ai vu la joie de mes parents dans cette victoire. Puis, c’est au lycée que je suis sensibilisée par un professeur d’histoire qui me pousse à réfléchir sur les enjeux de société », explique Fanny Pidoux, qui a participé à sa première manifestation en 2002, lors de la présence de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle. « Je n’avais même pas encore l’âge d’aller voter mais c’était impensable pour moi de voir Jean-Marie Le Pen au second tour. Je suis pupille de la nation et j’ai pleinement conscience de la redistribution des richesses », ajoute Fanny Pidoux.

2002, élément fondateur

« En 2002, avoir un parti extrémiste au second tour créait en nous un sentiment de révolte, une tristesse. Je suis choquée de voir le peu d’intérêt qui a été porté à la présence de Marine Le Pen au second tour des dernières élections présidentielles. La jeunesse ne s’est pas beaucoup fait entendre. Il n’y a pas eu de grosse manifestation organisée. Depuis plus d’un an, on nous a annoncé la présence de la candidate au second tour, ce fut chose faite et peu de chose a été fait pour l’éviter. Nous ne pouvons pas être dans l’acceptation », regrette Fanny Pidoux.

Elle fait partie de la génération CPE. Pendant ses études de droit, durant lesquelles elle passe du droit des sociétés au droit social, plus en adéquation avec ses valeurs, elle se rapproche des socialistes, auprès desquels elle partage les combats. Chemin faisant, elle est approchée par Jean-Pierre Sueur, qui est alors maire d’Orléans. « À cette époque, je jouais au basket dans le club de la ville et de part mon parcours et mes idéaux, Jean-Pierre Sueur est venu me voir afin que je fasse partie de sa liste pour les élections municipales de 2008. J’entrais complètement dans sa volonté de proposer un renouvellement et qui plus est venant de la société civile. Malheureusement, nous n’avons pas gagné mais j’ai retrouvé au sein de cette équipe de campagne l’esprit que l’on retrouve dans le sport. Chacun à une place et un rôle ».

La place que l’on prend

Fanny Pidoux prend sa carte au Parti socialiste le 31 décembre 2007. « Le PS est un parti qui permet le renouvellement de ses militants. Je ne comprends pas le procès qui lui est fait sur ce sujet », précise-t-elle. En 2010, elle est sur la liste portée par François Bonneau pour les élections régionales. Elle n’est pas élue. Fanny Pidoux fait un parallèle entre les élections européennes et régionales en termes de participation et d’intérêt des électeurs. « Il y a une grande méconnaissance du rôle et des actions menées par le Parlement européen. Le champ d’action est trop vaste et souvent perçu comme contraignant. Peu d’habitants connaissent les projets réalisés grâce à des fonds européens. C’est un peu la même chose avec les fonds régionaux. Avec la montée en compétences, j’ai senti comme une défiance envers ces nouvelles grandes régions. C’est à nous, élus régionaux de redonner confiance et cela passe par des actions fortes comme la gratuité des transports scolaires », ajoute Fanny Pidoux, qui siège à la Région Centre-Val-de-Loire depuis les élections régionales de 2015.

Conseillère régionale déléguée pour l’égalité femme homme, la lutte contre les discriminations et le handicap, Fanny Pidoux milite pour le mandat unique et partage celui-ci avec son emploi dans un organisme de formation professionnelle. Très attachée à la cause qu’elle défend, Fanny Pidoux va présenter en février prochain le plan égalité 2018-2021 devant l’assemblée régionale. « C’est à la hauteur de son plan d’égalité que l’on reconnaît une véritable politique sociale », conclut Fanny Pidoux, qui reconnaît en Simone Veil dont elle salue la mémoire « une référence quand on est féministe ».

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s