Communiqué de Presse : harcèlement

Harcèlement : Après le constat l’action ?

Depuis 2 semaines l’actualité a permis de dénoncer une nouvelle fois le harcèlement sexiste et/ou sexuelle dont les femmes sont victimes. En France, l’électrochoc est violent mais nécessaire.

 

Il y a eu cette une des Inrocks avec Bertrand Cantat ne faisant preuve d’aucune retenue et pudeur face à la mort d’une femme. Cette femme étant le visage et le prénom des 123 autres victimes de violences conjugales mortes chaque année, Marie Trintignant.

Il y a cette affaire outre atlantique, un monstre de la  production hollywoodienne  dénonçait par de nombreuses femmes pour viols, attouchements et harcèlements, Harvey Weinstein.

 

Aujourd’hui les femmes dénoncent, parlent, se libèrent mais sans jamais donner les noms finalement car il y a toujours un sentiment de honte et d’impuissance.

 

C’est pour cela qu’il faut désormais arriver à sortir du constat. Pour le moment les propositions ne semblent pas répondre suffisamment au mal.

 

La Ministre en charge de l’égalité parle d’une nouvelle loi qu’elle avait déjà annoncé en septembre. Mais elle se heurte à 2 difficultés, l’arsenal législatif existe déjà et la nécessité d’apporter la preuve quand on est victime de ce genre de situation.

Par exemple,  le constat du harcèlement de rue nécessite la présence d’une personne assermentée au moment de la réalisation des faits.

La Ministre de la justice, elle propose aux femmes de porter plainte. Alors que nous savons tous et toutes que ces plaintes sont au mieux requalifiées en mains courantes, au pire dénigrées.

 

J’ai moi-même eu l’occasion de pouvoir le constater suite à un dépôt de plainte l’année passée.

Alors que j’avais été destinataire de cet écrit dans l’exercice de mon mandat : « Veux-tu que je demande à Monsieur le ministre Baylet de te violer dans un coin d’un bureau de la république française ??? »

 

Le Commandant de Police et son officier m’ont fait remarquer qu’il y a une formule de politesse avec la présence de « Veux-tu », alors qu’ils tentaient de justifier la non prise en compte de ma plainte.

Ce  jour-là, j’ai ressenti 2 violences, les mots de ce premier homme, et l’accueil qui en est fait par d’autres hommes.

 

Force est de constater que malgré les efforts  de formation sur l’accompagnement des violences faites aux femmes dans nos commissariats, celui-ci doit être accéléré, approfondi , porté par tous les représentants de la force publique pour que les violences ne soient jamais minimisées, ridiculisées, cachées…

 

Pour que les femmes soient simplement reconnues dans ces situations comme des victimes :

  • l’accueil des femmes doit connaître désormais sa révolution,
  • l’éducation à l’égalité doit être effective, loin des polémiques stériles, l’égalité entre les sexes doit s’apprendre dès l’école.

Les lois peuvent être améliorées mais les mentalités doivent changer.

https://fannypidoux.wordpress.com/2016/12/07/le-privilege-de-lelue-ou-le-droit-de-cuissage/

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Le renouvellement ce n’est pas facile tous les jours.

A l’occasion d’une célébration commémorative où je représentais le Président de Région aux côtés de nombreux élus, munie de mon écharpe Conseil régional Centre Val de Loire, le Maire d’une commune qui me voit m’installer à la place du Conseil Régional me dit :

« le Conseil Municipal des jeunes c’est ici »

giphy

A ce moment précis je me dis qu’un jour je n’aurais plus le visage d’une pré-adolescente et la confusion ne sera plus permise.

Le renouvellement ce n’est pas qu’un slogan

Le renouvellement, changer la manière de faire de la politique c’est comme cela que j’ai choisi de vivre mon engagement. Sur la forme je partage beaucoup avec les enjeux du moment.

Mais quand je sollicite un futur élu LRM à l’Assemblée Nationale, pour lui demander si’il va arrêter de travailler et que celui ci me dit non. Je m’étouffe.

facepalm

Ils ont pourtant signé une charte en ce sens. La parole a un sens et il est bon de commencer son engagement.

On peut changer les élus mais s’ils gardent les mêmes pratiques, renier leur parole, la rénovation attendra.